24.01.2009

L'Edito de Robert

L’édito de Robert (1)

 

Un jour Jean-Pierre nous glisse dans l’oreille « Que diriez-vous de faire un journal ? »… Un journal, pourquoi pas. Mais à bien nous regarder, pas de journaliste parmi nous. Peut-être bien une ou deux plumes que l’on pourrait qualifier de pas trop mauvaises, mais rien de plus. Aller, on tente ! Rendez vous est pris dans un troquet, cela s’annonce donc plutôt convivial. Objet : définir le contenu, les rubriques, la maquette… Commençons par une bière !

Premières discussions et nous voilà parti sur l’intérêt de voter même si l’on n’a pas un avis bien précis sur les partis politiques. Et faut-il avoir une situation stable pour avoir des enfants, hein, « Quand on pense à tous ces africains… » disent certains. Finalement, tout bien réfléchi, la matière est là, autour de nous, au détour d’une remarque de notre voisin de palier, d’une information lue dans un journal (oui, un vrai cette fois !) ou d’une discussion entre collègues.

A ce moment précis de la soirée nous avons perdu Jean Claude, il roule sous la table après son premier verre de rouge. Il faudra tout lui rappeler lors de la prochaine réunion du comité de rédaction. Quant à Marcel, il est au taquet et au moment de choisir le titre de notre future production, il propose humblement de le nommer le « Marcel Journal ». Certes, on ne peut pas dire que le marketing fasse partie des compétences de l’équipe, mais franchement qui va nous acheter un truc qui s’appelle ainsi. La réunion commence à mal tourner, c’est le bordel ! Heureusement, pour que tout se passe bien et que l’équipe avance groupée, nous avons notre chef, notre directrice de la rédaction comme dans les grandes maisons, notre bien aimée Georgina…

« La Gargotte des Glottes », c’est tout simplement ça : un lieu d’échanges et de discussion, de coups de gueule et de coups de cœurs, de jeux concours, de dessins et de poésies…

Pour apprécier ce numéro, un petit conseil, appelle des potes, prenez des bières et faites comme au bistrot en notre compagnie !

 

P.S. : Ce premier numéro mérite de mûrir et nous attendons tes réactions, ô toi lecteur… Nous serons heureux de lire tes remarques, tes conseils et toute autre petite phrase plus ou moins utile dont tu souhaiterais nous faire part. Ensuite, nous serons encore plus touché(e)s lorsque tu nous enverras tes contributions pour la prochaine publication de notre journal.

 

(1) Certain prénoms ont été modifiés à la demande des personnes concernées de peur d’être considérées comme faisant partie d’une mouvance terroriste. Les critères relatifs au terrorisme n’étant plus clairement établis depuis que les tenanciers d’une épicerie, possédant du matériel d’escalade et ayant décidé de vivre en communauté relève d’une enquête anti-terroriste.

Un Pedigree, une lecture d'Edouard Baer

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Génial : qui relève du Génie.

Génie : Aptitude faisant qu'une personne est capable de créer des choses extraordinaires et nouvelles.

 

Édouard Baer est à l'affiche d'une lecture d'un livre de Patrick Modiano. Le spectacle s'appelle Un Pedigree.

On connaissait Édouard Baer moulin à parole surréaliste mais sa performance lors de cette lecture est des plus surprenantes.

 

Commençons par l'œuvre. Un pédigrée est un livre Patrick Modiano écrit en 2004 dans lequel il retrace une partie de sa vie. Cet homme est né d'un père italien juif et d'une mère belge comédienne.

La religion de son père et le métier de sa mère furent deux faits marquants de sa jeunesse. Le premier car l'auteur a grandi en connaissant son père par deux identités : celle d'Albert Modiano et celle d'Henri Lagroux, nom adopté pour échapper au port de l'étoile jaune pendant l'occupation. L'identité du père a été un des principaux thème de l'œuvre de Patrick Modiano.

Sa mère quant à elle s'occupait de lui par défaut, parce qu'il le fallait. Son métier était ce qu'il y avait de plus important. Aussi le jeune Patrick fut trimballé de ville en ville, de collèges en pensions durant toute sa jeunesse.

La rencontre avec Raymond Queneau, l'ami de sa mère, fut aussi des plus déterminantes quant à l'identité de Patrick Modiano et à son orientation littéraire.
Troisième fait déterminant de la vie de l'écrivain fut la mort de son frère à l'age de dix ans.

 

C'est cette jeunesse là que Patrick Modiano raconte en narrateur désabusé dans son livre. Et c'est à partir de ce livre là qu'Édouard Baer a décidé de faire sa lecture. Il est bon de savoir également que Modiano et Baer sont amis.

 

A partir de là le spectateur que j'étais avait deux peurs qui le taraudaient: la première c'est que Baer en fasse trop. Qu'il caricature le personnage de Modiano afin d'occuper l'espace et de ne pas laisser s'endormir l'assistance.

La deuxième c'est le contraire, qu'il se contente de lire. Qu'il pense que l'oeuvre se suffise à elle même et qu'il craigne qu'on ne le taxe d'en faire trop...

Trouver le juste milieu tel est la difficulté pour les comédiens de l'extravagance de Baer.

 

Première surprise: le lieu. Je m'attendais à un lieu intimiste. J'aurai pensé que pour surnager dans une lecture le comédien miserait sur la proximité avec le public.

Le théatre des Salins compte plus de 600 places...

 

Deuxième surprise la mise en scène. Pour faire vivre un livre on s'attend à quelques petits « trucs » : des bruits de fonds, des jeux de lumière.

La scène ne comporte qu'un bureau et une chaise. Le texte et posé à côté d'une lampe, sur le bureau.

Edouard Baer arrive, pose son imper et commence. Il n'y a aucune mise en scène, aucun décor,

aucun bruitage.

 

La surprise du chef: le jeu. Sans mise en scène, loin du public. Edouard Baer va devoir en faire des tonnes pour qu'on l'écoute pendant plus d'une heure.

Le comédien concède qu'il ne sait toujours pas s'il doit jouer, dire ou lire le texte.

C'est un peu tout ça....mais en aucun cas une surexposition que cherche Baer. Il le fait en toute sobriété. Et ça marche. Il est juste, presque naïf. Et on l'écoute, on se passionne même pour cette histoire qu'il nous narre. Baer n'en a pas tout le mérite. Le texte y est probablement pour beaucoup.

 

Alors non cette lecture n'est pas géniale et Baer n'est pas un génie. Il n'a rien inventé là.

Toutefois c'est un grand artiste il a su se mettre entièrement au service de l'œuvre allant là où ne l'attendait pas.

Le Comte de Rizzo

 

 

Brice Hortefeux de Vichy à Kaboul

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On ne peut quand même pas accueillir toute la misère du monde!

Ben non c'est vrai quand même, on va pas ouvrir nos frontières de manière intempestive, des hordes de barbares et d'islamistes risquent de s'engouffrer par ces portes ainsi entrouvertes!

Notre économie est basée sur des mécanismes fragiles qui ne peuvent prendre en compte des gens venus profiter sans vergogne de notre système social sans y participer... mais oui par ce qu'en plus ils travaillent au noir! Alors les gauchistes ils ont beau s'assoir sur le bruit et l'odeur n'empêche qu'il a pas dit que des conneries notre Gaulliste d'ex-président...

Et ce n'est pas raciste que de dire cela!

 

Et aujourd'hui il y a ces afghans. 40 afghans qui se sont réfugiés en nos frontières pour échapper aux griffes des talibans. Mais ça c'était avant la guerre, avant 2001! Maintenant l'Afghanistan c'est un pays sûr selon Brice. C'est vrai, le petit futé a même édité un guide de tourisme sur ce magnifique pays! Si on peut y passer de bonnes vacances y a pas de raison qu'on puisse pas y habiter quand même! Quelle bande de chochottes ces afghans! Bon d'accord l'Australie en a renvoyer une petite dizaine qui ont été accueillis comme des rois...à Paris, en 1789. Mais c'est pas pareil... ils sont cons ces australiens, tandis que nous on est bien au dessus de ces red necks!

Malheureusement ces gauchos de la cour européenne en ont décidé autrement et nos petits talibans en herbe ne rentreront pas dans le pays du bonheur et de la joie!

 

Mon petit Brice a eu une autre magnifique idée! Pour réhabiliter une région française sinistrée depuis 1945, le gamin de Neuilly, a décidé d'y tenir un des sommets européens les plus en vues de ces dix dernières années... Quand même le sommet européen sur l'immigration à Vichy ça a de la gueule! Une gueule avec des cheveux gras et une petite moustache...

 

Ahhh le ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale....

Voilà comment le grand Nikolas -par l'envie tout au moins- (c'est pas grave d'écorcher le prénom d'un président, hein Niko*!!???) a décidé de redorer le blason de notre chère patrie.

Il serait fier Guy Môquet! Grâce à Brice et Niko on se fait plus emmerder et on est respecté internationalement. Avec une politique comme ça, c'est sûr qu'ils oseront plus trop la ramener les Autres.

Tiens, d'ailleurs pas plus tard qu'hier j'ai assisté à une mise au point d'un fonctionnaire de l'État envers un jeune clandestin sans papier. Le jeune garçon demandait au principal du collège un papier certifiant qu'il était un bon élève afin d'obtenir un titre de séjour. Le principal s'est jeté sur cette belle occasion donnée par ce sauvageon pour se lancer dans une tirade patriote.

Monsieur Laval -c'est comme cela que nous l'appellerons- n'a pas manqué d'effrayer le futur délinquant en lui disant qu'il avait intérêt à se tenir à carreau, sans quoi nous ne le raterions pas. Il retournerait dans son pays illico presto!!! Je tiens toutefois à préciser que le garnement ne s'était pas encore fait remarqué depuis le début de l'année...mais bon mieux vaut prévenir que guérir...

 

En tout cas avec une nation forte comme la notre et une politique d'immigration et d'intégration comme celle là, ils vont pas la siffler longtemps notre Marseillaise.... on inspire le respect! Ou la crainte je sais plus...

Bref en ce moment on a de quoi être fiers nous autres, les Français!

 

Maintenant à ton tour Eric Besson! T'es très fort pour retourner ta veste ça c'est sûr mais seras-tu aussi bon que Brice pour faire rêver les gens?

 

 

*En effet notre omniprésident -comme l'appelle un journal de bolchéviques- s'est fourvoyé dans l'écriture d'un lettre de félicitations au nouveau président américain en écrivant à Barak Obama et non pas à Barack. Mais on va quand même pas l'emmerder avec une broutille comme celle là... c'est vrai quoi, on s'en fout maintenant du protocole, Niko est un président moderne!

 

le Comte de Rizzo